Quand nous stérilisons une chienne et une chatte, nous sauvons des dizaines d'animaux de la misère

La Guadeloupe ou les pleins pouvoirs d'un marchand de chiens



Marchand de chiens et tenancier de la fourrière, il est aussi « éducateur canin » (!!) et a même ouvert un supermarché avec ventes d’animaux (oiseaux, et autres) .
Il fait aussi visiter « son » futur refuge, construit juste à côté de la fourrière, grâce au soutien de la DSV.
Parlons-en de ce refuge. La pub en est très bien faite.
Allez d’abord visiter cette page. https://www.mymajorcompany.com/sauvez-les-chiens-et-les-chats-de-guadeloupe
De quoi se laisser prendre. Vous avez pu voir les boxes dans des conteneurs en tôle, avec toit en tôle sous les tropiques Je vous laisse imaginer la chaleur qui y règnera !
Coût de l’aménagement des conteneurs : 210'000 euros !!!!!!!!!!!! .
Evidemment, personne ne peut être contre l’idée d’un refuge en Guadeloupe et nous allons, une fois de plus, passer pour des empêcheuses de tourner en rond.
Le problème est justement qu’on va tourner en rond.
Un futur refuge poudre aux yeux
Le marchand de chiens, éleveur, tenancier de la fourrière est en fait le véritable gestionnaire de ce futur refuge. Depuis déjà 2 ou 3 ans, il donne des chiens de la fourrière, SANS LES STERILISER, contre 45 euros versés au futur refuge du papillon (considérés comme adhésion !). Ceci grâce à une dérogation de la DSV.
Ces chiens, puisqu’il n’y a aucun contrôle ni suivi des acheteurs, continuent à se reproduire alimentant ainsi le nombre des chiens errants. http://guadeloupe-animaux.org/animaux_guadeloupe.html Le marchand de chien de la fourrière perçoit alors 300 euros par chien de la part des communes pour les capturer, pour les tuer ou les revendre 45 euros.
Les autres associations de protection animale de Guadeloupe n’ont pas d’autorisation de la DSV pour sortir un chien de la fourrière. Elles doivent en passer par le bon vouloir du marchand de chiens et verser 45 euros à cette association privilégiée (pourquoi ?) le refuge du papillon.
Un refuge de 40 places en Guadeloupe pourrait certes être un début, mais il sera plein en quelques jours. Il nait encore près de 500 chiots par jour en Guadeloupe. La section SPA seule sauve 80 chiens par mois. En raison de la prolifération et de la culture, la capacité d’adoption sérieuse est si faible que 90% d’entre eux sont envoyés en métropole.
A votre avis, que deviendront les chiens du refuge ?
Cherche-t-on vraiment à enrayer la prolifération canine ?
Nous avons fait un projet de dispensaire permettant de stériliser 1600 chiennes et 900 chattes par an qui a été proposé à la Région, DSV, Préfecture. Il ne manquait que 120'000 euros de fonctionnement, mais nous n’avons jamais eu de réponse.
Il est certes plus intéressant pour le marchand de chiens de vendre et facturer la progéniture abandonnée.
Et voilà, c’est sans fin ! Pauvres chiens !
https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_la_Prefete_Steriliser_les_chiennes_et_les_chattes/

Merci de signer la pétitionen cliquant ICI


Le Conseil Départemental de Santé et Protection Animale (CDSPA)



Septembre 2010: Réunion constitutive de la CDSPA, obligatoire dans chaque département.
Différentes commissions ont été créées.

Année 2011: Décembre, première réunion, soit plus de 1 an plus tard ! J'ai moi-même, comme présidente de Secours Protection Animale évoqué le problème de la Gabarre (voir chapitre suivant) avec Monsieur Gerbier, responsable de la protection animale à la Direction des Services Vétérinaires dès février 2011. Il a promis une réunion sur le sujet en mars ou avril, puis en mai où les associations de protection animale seraient consultées. Elle a finalement eu lieu en décembre et comme elle a été reportée de quelques jours au dernier moment, je n'ai pas pu y assister. Je n'en ai reçu aucun rapport bien que membre titulaire. Je ne sais pas s'il y a eu d'autres réunions depuis, je n'ai reçu aucune invitation.

Les solutions aux problèmes soulevés et retenus par la commission protection animale et errance canine n'ont donc jamais pu être ni cherchés ni trouvés.
Par exemple les personnes qui veulent se débarrasser de leurs chiens, quelle qu'en soit la raison, n'ont aucune solution facile pour le faire légalement et dans la dignité. Elles ne peuvent pas emmener leur chien à la fourrière ni dans un refuge. En effet, il n'existe pas de refuge en Guadeloupe (le seul département français dans ce cas avec la Lozère) et les fourrières n'acceptent les animaux qu'avec une autorisation écrite du maire (pas facile à obtenir !) de la commune d'habitation (à condition que la commune ait signé une convention de fourrière).
La seule solution, autre que l'euthanasie payante chez un vétérinaire, est l'abandon sur la voie publique et les animaux ainsi abandonnés seront capturés par les fourrières et facturés aux communes ! Sans réunion le petit tableau « qui appeler en cas de ? » soumis par les associations il y a plusieurs mois n'a jamais pu être complété.



La Gabarre



La Gabarre était une énorme décharge à ciel ouvert où étaient déversés quotidiennement les déchets d'une bonne partie de l'île, tous déchets confondus (pas de tri en Guadeloupe) y compris les déchets d'abattoirs.
Des centaines de chiens y vivent. (ou y vivaient).
Extrait de "Les déchets en Guadeloupe : constats et perspectives" Robin des Bois - Avril 2011 Le chantier de réhabilitation de la décharge est de l'ordre de 21 millions d'euros et rien n'a été prévu pour les chiens. Dès l'annonce de ce contrat de réhabilitation, nous avons adresé un courrier au Préfet avec copie aux Services vétérinaires février 2010), pour demander ce qui était prévu pour les chiens et proposer notre particiaption. Aucune réponse. Voir le courrier En février, le responsable de la protection animale à la Direction des Services Vétérinaires a été contacté, puis recontacté, puis notre projet déposé. Tout est resté lettre morte. Avec les travaux réalisés sur le site, la plupart des chiens ont disparu. Des centaines ont été empoisonnés, d'autres ont servi de cibles pour des tireurs au fusil. Sur 21 millions d'euros, pas un centime n'a été dépensé pour les chiens arrivés là par l'inconscience des hommes !



L'AVPLG (Association des Vétérinaires libéraux de Guadeloupe)



Réalisant en mars 2010 que les associations de protection animale étaient de gros clients pour les vétérinaires, l'AVPLG par la plume du Dr Roy, son président, a envoyé ce message le 25 mars 2010:
"...Vous conviendrez avec moi qu'il n'est pas normal que toute cette campagne ne profite qu'à 3 structures sur les 25 que compte la Guadeloupe (sic) ...Vous devez vous organiser en interne pour alimenter en stérilisations le ou les vétérinaires les plus proches du lieu de résidence du propriétaire sauf demande expresse contraire de celui-ci. ..."
Bien d'autres "perles" de ce genre pourraient être racontées, mais puisque nous ne pouvons avancer avec eux, nous essaierons d'avancer sans eux...

Ils aimeraient ne pas être nés

Chaton







Chiot abandonné






Chienne portante








Rongée par la vermine








Chiot abandonné







Chiot attaché










Dans la rue