Quand nous stérilisons une chienne et une chatte, nous sauvons des dizaines d'animaux de la misère

Les fourrières en Guadeloupe sont des entreprises privées

Un contrat avec une fourrière est certes une obligation légale et il est normal que les services de la Région aient incité et continuentà le faire les communes à passer ces conventions, mais on peut regretter que les mêmes efforts n'aient pas été faits pour inciter les maires à travailler en collaboration avec les associations pour stériliser les chiennes de leur commune.

La loi sur les fourrières

La loi dit que les animaux de la fourrière ne peuvent être proposés à l'adoption que par une association de protection animale ayant un refuge.
Comme il n'y en a pas en Guadeloupe, la DSV a fait une dérogation d'abord pour la SPAG (Mme Abanne) et maintenant pour le Refuge du Papillon (qui n'existe pas). Ces 2 associations sont précisément les seules qui donnent les femelles non stérilisées mais en encaissant 45 euros représentant une adhésion obligatoire à leur association et un don obligatoire. Il n'y a aucun service : pas de vaccin, pas de stérilisation, pas de contrôle du sérieux des adoptants, pas de suivi.
Les animaux sont cependant identifiés, mais le coût en est assumé par la fourrière et donc facturé aux communes.
C'est ainsi que la chienne Caline a été sortie de la fourrière début 2010 par la SPAG (porteuse d'une puce mais pas déclarée à la Société Centrale Canine !!!), s'est retrouvée suite à un nouvel abandon sur la voie publique - et sans doute quelques portées plus tard - de nouveau à la fourrière en mai 2011, a été redonnée à l'adoption par le Refuge du Papillon, toujours non stérilisée et de plus portante et porteuse d'une maladie contagieuse (visible à l'oeil nu : syndrome de Sticker). Il y aurait, parait-il un vétérinaire sanitaire qui contrôle les animaux de la fourrière!

Ainsi la boucle est bouclée : la fourrière sensée participer à la lutte contre l'errance et la prolifération canine, facture aux communes, remet dans le circuit des femelles non stérilisées par l'intermédiaire d'une asso qui n'a pas de refuge et grâce à des dérogations de la DSV.

L'association le Refuge du Papillon (sans refuge), soutenue par la DSV, a interdit aux employés de la fourrière de laisser sortir des animaux qui auraient pu être sauvés par l'association Secours Protection Animale et par la section SPA Marie Galante (Paris). Evidemment, il n'était pas question que nous lui donnions 45 euros étant donné que tous les frais de contrôle vétérinaire, stérilisation, vaccins auraient été à notre charge.
Pour information: l'adoptante de la chienne Câline a fait appel à notre association pour la soigner; la chienne Gaia, porteuse des vers du coeur a du l'être par la section SPA Marie Galante.

La maladie de Câline était pourtant bien visible .. à condition de regarder !







La voici soignée et en pleine forme.













Fourrière de l'Alliance (Aéroport)

Cette fourrière n'est qu'un élément de la SARL le Domaine Canin qui inclut un secteur de formation éducateur canin mais aussi un secteur élevage de chiens et un commerce d'importation de chiens
Une majorité des animaux actuellement retrouvés abandonnés et errants sont issus des croisements de ces chiens importés ou élevés sur place (pas uniquement par le domaine canin, bien sûr)et qui ont proliférés. Les rottweilers, staff américains et autres chiens susceptibles d'entrer dans les catégories de chiens dangereux ne sont pas venus seuls en Guadeloupe.

Les massacres

Note: je n'emploierai pas le mot "euthanasie" pour parler des mises à mort des animaux dans les fourrières, mais je dirai "massacre". Voir www.le-dictionnaire.com/
En novembre 2011, un inconnu a fait passer une vidéo sur Youtube montrant la façon dont se pratiquaient les massacres à la fourrière de l'Alliance.
Une plainte a été déposée par la fourrière contre moi ( comme présidente de l'association) pour diffamation pour avoir diffusé le lien vers Youtube. Convocation à la Police de l'Air et des Frontières( toute proche de la fourrière, alors que la gendarmerie dont dépend le secteur est celle des Abymes). Une cinquantaine de lettres ont été envoyées à la Police par des associations ou particuliers déclarant se porter solidaires dans la mesure où ils ont aussi diffusé le lien vers la vidéo de FaceBook.
Après avoir visionné cette vidéo, Secours protection Animale a déposé plainte pour cruauté.
Plainte aussi déposée par l'association Aide et Dignité pour les Animaux Créoles, par la section SPA Marie Galante, par l'association SOS Animaux de Martinique et par la déléguée Guadeloupe Alliance Ecologiste Indépendante. (les 2 dernières ont dû être déposées directement par courrier au Procureur parce que les gendarmeries ont refusé de les enregistrer !)
Depuis 1 an maintenant, plus de nouvelles ni de la DAAF ni d'une gendarmerie, ni avis de classement. Nous ne savons pas s'il y a eu enquête et si oui, quel en a été le résultat.
La vidéo sur la FOURRIERE de GUADELOUPE incriminée est encore sur YOUTUBE ainsi qu'une pétition.
La loi n'est pas très précise sur le protocole à suivre pour pratiquer une euthanasie, mais elle dit néanmoins que cela doit être fait dans le respect de l'animal et sans souffrance.
Cette même fourrière a déjà fait l'objet de protestation de la part d'un vétérinaire pour ses pratiques brutales et non professionnelles.

Fourrière de Gourbeyre (au départ associative)

L'idée même de départ d'y faire travailler des jeunes en insertion est déjà largement discutable. Les scientifiques et sociologues savent que la violence n'est jamais à sens unique. Lorsqu'il y a dans une famille violence contre les animaux, il y a de fortes chances pour que les enfants de cette même famille soient aussi en situation de « maltraitance ».
Vouloir insérer des jeunes en les faisant capturer des chiens destinés à être massacrés n'est pas forcément très heureux.
Le camion de cette fourrière est (ou était ?) banalisé et surtout pas adapté: pas de climatisation et pas d'aération. Lorsque le camion part le matin de Gourbeyre et commence sa journée de capture par St-François, on peut se demander dans quel état arrivent les chiens.
Plusieurs pratiques que je ne peux écrire ici faute de preuves tangibles ont été dénoncées dès mai 2010 à la DSV, sans réaction.

Cette fourrière, par dérogation de la DSV, s'est vu accorder l'autorisation de construire (subvention ???) 7 boxes de refuge (donc pour y mettre des chiens destinés à l'adoption). Rien dans les statuts de l'association Action Plus n'indiquaient qu'ils étaient destinés à faire de la protection animale. Une dérogation de la DSV leur a permis de donner à l'adoption des animaux qu'évidemment ils ont donnés non stérilisés.

Courant 2011, cette fourrière a été reprise avec des employés pas tous qualifiés, par un privé (l'affaire serait-elle bonne ? ) et se serait mise aux normes. A suivre. Ce qui est sûr, c'est que les chiens donnés à l'adoption ne sont pas stérilisés.

Ils aimeraient ne pas être nés

Chaton







Chiot abandonné






Chienne portante








Rongée par la vermine








Chiot abandonné







Chiot attaché










Dans la rue